espace abonné Mot de passe oublié ?
Mot de passe oublié ?

INSCRIVEZ-VOUS à la newsletter POUR ÊTRE INFORMé CHAQUE SEMAINE

ACCUEIL > Prenez le temps > Les migrants, enjeu électoral malgré eux

Les migrants, enjeu électoral malgré eux

Publié le 08/02/2018 par Jacques Mucchielli
Les migrants, enjeu électoral malgré eux
C'est la mode dans ceux des partis de droite européens prêts à tout pour gouverner : faire campagne sur l'expulsion de migrants qui bien souvent n'ont même pas été encore accueillis. Oubliés le chômage, la question européenne, les services publics ou l'état de l'économie, un seul discours, un seul slogan, dehors les migrants. Angela Merkel n'aura pas fait école. Le leader de la droite autrichienne a préféré s'allier à l'extrême-droite pour remporter les élections sur ce thème. En Europe de l'Est, Hongrie, République tchèque, Pologne, Slovaquie, la recette est connue depuis longtemps et séduit même les partis sociaux-démocrates. Et aujourd'hui, avec le retour du jeune Silvio Berlusconi, c'est l'Italie qui s'y met. Pire, la fusillade commise à Macerata le 3 février par un militant de la Ligue du Nord contre des migrants est, sans scrupule, excusée par ses amis. "La responsabilité morale de cette violence revient à ceux qui ont transformé l'Italie en un immense camp de réfugiés" a déclaré Matteo Salvini qui brigue le poste de ministre de l'Intérieur. Face à un tel déchainement, les artistes prennent le contrepied. A Paris, une exposition voulue par la ministre de la Culture Françoise Nyssen met en avant les artistes réfugiés, Les Vitrines de l'Atelier des artistes en exil au Palais Royal jusqu'au 30 mars. Et, contrepied magistral, le documentaire de l'artiste chinois Ai Weiwei, qui est sur les écrans depuis le 7 février. Human Flow (notre photo) appelle tout simplement à l'humanité, là où la barbarie, qui a tant coûté à l'Europe, refait surface.   Lire l'article