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IAM, le magazine art, mode et design, en Afrique et au féminin

par Véronique Giraud
Le second numéro d'IAM, paru en octobre 2016, est dédié au Sénégal.
Le second numéro d'IAM, paru en octobre 2016, est dédié au Sénégal.
Le second numéro d'IAM, paru en octobre 2016, est dédié au Sénégal.
Le second numéro d'IAM, paru en octobre 2016, est dédié au Sénégal.
Le premier numéro d'IAM, dédié au Cameroun.
Le premier numéro d'IAM, dédié au Cameroun.
Le premier numéro d'IAM, dédié au Cameroun.
Le premier numéro d'IAM, dédié au Cameroun.
Arts visuels Arts plastiques Publié le 27/10/2016
À la fois plateforme collaborative et prestigieux ouvrage papier, IAM (Intense Art Magazine) ouvre le dialogue avec l'art contemporain, la mode et le design, créés par les femmes artistes d'Afrique et de sa diaspora.

L’artiste photographe camerounaise Angèle Etoundi Essamba et la française Céline Seror se sont connues il y a cinq ans. Céline, devenue son agent artistique, a tout de suite aimé le regard d’Angèle qui, depuis trente-cinq ans, revendique une esthétique où le corps et la féminité de la femme africaine s'affichent en noir et blanc et en grand format. Rien n’aurait dû déranger leur quotidien bien rempli pourtant, alors qu’elles participent en 2013 à la première édition de la foire d’art contemporain londonienne 1:54, Céline fait le cruel constat que « la plupart des galeristes, commissaires, critiques et directrices artistiques de la foire étaient des femmes mais une seule artiste femme était présentée par les quinze galeries participant. Nous nous sommes dit : il faut absolument qu’on travaille à étendre et à mettre en avant non seulement le travail d’Angèle mais celui d’autres femmes artistes d’Afrique et de la diaspora. Elles sont trop peu visibles ». C’est ainsi qu’est née l’envie de mettre en place un medium pour faire connaître les créatrices de l’immense continent, et dans trois univers, l’art, la mode et le design.

Très vite, le duo fait appel à Nadine Hounkpatin, communicante d’origine béninoise à qui est confié le développement du magazine ainsi que les partenariats. Ensemble, elles mettent au point le concept d’une plateforme collaborative sur Internet et partent chercher leurs contributeurs sur le continent africain et au sein de la diaspora, en Europe, aux Etats-Unis, et ailleurs dans le monde. En 2013, le site IAM Africa est créé, s’ouvrant aux femmes qui créent. Suit en 2014 la parution du premier IAM, version papier glacé. Imaginé comme un relais au site, le concept du magazine est consacré à la création contemporaine dans l’un des pays du continent africain. Le premier à l’honneur est le Cameroun. Le second, paru en mai 2016, est le Sénégal.

 

Un process singulier. L'équipe a démarré avec de très petits moyens. "Sans les collaborateurs et autres contributeurs à travers le monde qui ont adhéré au projet et se sont engagés avec nous, nous n’en serions pas là aujourd’hui", poursuit Céline. La plupart d’entre eux sont là depuis le début et répondent présent quand il s'agit organiser un événement ou écrire un article.

La plateforme IAM Africa vit des contributions. En revanche, chaque édition papier est un projet en soi et toutes les personnes qui y travaillent sont rémunérées. D'où la nécessité de rechercher sponsors, mécènes et partenariats. Le projet papier de IAM est une petite entreprise en soi : six mois pour rassembler le contenu, pour écrire, pour s'imprégner du pays choisi, faire les repérages, rencontrer les artistes, visiter leurs ateliers. Six autres mois pour la phase production, avec la recherche de sponsors, de partenaires et d’annonceurs publicitaires.

Pour financer le premier IAM en 2014, Céline et Angèle y ont mis toutes leurs économies. Le second numéro a été financé partiellement. À chaque fois, interviennent une trentaine de contributeurs, du critique à l’imprimeur en passant par le photographe et le traducteur. Et chacun est payé. Il y a ensuite la recherche des sponsors. Si la Fondation Blachère soutient le projet depuis le début, les autres partenaires sont à venir, qu'ils soient mécènes ou annonceurs. Il peut s’agir d’institutions, de marques de luxe, galeries, fondations, musées, qui ont un fort intérêt pour le continent africain, pour la création artistique contemporaine africaine.

 

IAM Africa, la plateforme, IAM, la revue

 

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