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Les moyens de transport, quelques idées de scénarios

par Julie Matas
Riccardo Scamarcio interprète le rôle d'Elias, immigré clandestin dans
Riccardo Scamarcio interprète le rôle d'Elias, immigré clandestin dans "Eden à l'Ouest" de Costa-Gavras. DR
Cinéma Film Publié le 22/11/2017
Les récentes statistiques sur l’utilisation par les Français des modes de transport rappellent que, dans l’imaginaire collectif national, l'individuel et le bon marché renvoient à des images culturelles que le cinéma exploite. Quelques exemples hexagonaux.

La part de voyageurs transportés par le train parmi les autres modes de transport en France est passée, en 2016, sous la barre des 10% comme il y a dix ans. 9,2% des voyageurs ont choisi le train cette année, nous apprend l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer). Il est vrai que notre siècle voit se poursuivre la baisse des kilomètres du réseau ferré alors que celui des routes s’accroît. Avec 79% des déplacements, la voiture particulière continue à dominer en reine insolente, malgré les accidents, l’impact environnemental très négatif et la fatigue que cela engendre, accroissant encore son emprise avec une progression de 2,7% sur l’année 2015. L’autocar est le petit troisième qui se verrait bien second. Il affiche une belle progression de 17%, grâce à la loi Macron, et attend son heure pour la médaille d’argent avec 8,6% de voyageurs.

L’avion, avec la multiplication des compagnies low cost, progresse lui aussi. De 3,8%, ce qui lui assure une part de voyageurs de 1,6%. Rien d’étonnant, lorsque l’on sait que le prix d’un billet d’une compagnie aérienne pour un voyage en France est souvent inférieur à celui de notre chère SNCF. Cette dernière peut toutefois compter sur les embouteillages des routes et la cherté de stationnement de la région parisienne. C’est le seul endroit où son trafic progresse.

 

Le type Road Movie. Sans tomber dans la caricature (enfin presque), plusieurs films signent l’ADN différent des transports. Le mode collectif pour le train est superbement illustré par Patrice Chéreau dans Ceux qui m’aiment prendront le train (1998) où les proches et amis du défunt partent ensemble assister aux obsèques. Mode individuel, voire individualiste dans les Road Movie, à la française. De Baise-moi (2000), où Virginie Despente ouvre le siècle en violence sur deux jeunes femmes qui, après avoir été violées, prennent la route de leur banlieue parisienne vers la Normandie pour un voyage sans limite, à Eden à l’Ouest (2009) de Costa-Gavras où un jeune immigré clandestin traverse l’Europe du sud, de la Grèce à la France.

Jadis luxueux et sensuel, suggestion de l’envoi en l’air réalisée par Emmanuelle dans les années 80, l’avion véhicule désormais l’image du voyage en groupe. Dans Low Cost (2010), une comédie bien française, Maurice Barthélémy décrit les aléas du transport qui monte en raison des compagnies low cost. Nom que reprend le film pour raconter la révolte de passagers abandonnés à Djerba par une compagnie qui a fait faillite et supprimé leur vol vers Beauvais.

 

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