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Parade d’animaux dans les musées d’Angers

par Jacques Mucchielli
Les félins. ©Tréviers/NAJA
Les félins. ©Tréviers/NAJA
Géographie animale (1948), Jean Lurçat (1892-1966), lithographie. ©Tréviers/NAJA
Géographie animale (1948), Jean Lurçat (1892-1966), lithographie. ©Tréviers/NAJA
Waiting For Darwin, Chimère geai-écureuil (2012), taxidermie M. Beucher.  ©Tréviers/NAJA
Waiting For Darwin, Chimère geai-écureuil (2012), taxidermie M. Beucher. ©Tréviers/NAJA
Les enfants de lumière 1975-77, Dan Roberts (1907-1997), tapisserie laine et coton. ©Tréviers/NAJA
Les enfants de lumière 1975-77, Dan Roberts (1907-1997), tapisserie laine et coton. ©Tréviers/NAJA
Criquet à ailes violettes, Guyane, Montage en éclaté dit à la Beauchène. ©Tréviers/NAJA
Criquet à ailes violettes, Guyane, Montage en éclaté dit à la Beauchène. ©Tréviers/NAJA
Quand le coq, l'aigle et l'abeille, se font allégories du pouvoir politique, ©Tréviers/NAJA
Quand le coq, l'aigle et l'abeille, se font allégories du pouvoir politique, ©Tréviers/NAJA
Sans titre (1983), Daniel Tremblay (1950-1985). Moquette synthétique, strass, bocal, poissons rouges. ©Tréviers/NAJA
Sans titre (1983), Daniel Tremblay (1950-1985). Moquette synthétique, strass, bocal, poissons rouges. ©Tréviers/NAJA
Quand l'animal se fait compagnon de vie. ©Tréviers/NAJA
Quand l'animal se fait compagnon de vie. ©Tréviers/NAJA
"Avec ou sans eau ?" 2009, Carole Fromety Vuagnat (née en 1965). Tissu, papier, collage, couture. ©Tréviers/NAJA
Chameau agenouillé, terre cuite, Chine  5e siècle. ©Tréviers/NAJA
Chameau agenouillé, terre cuite, Chine 5e siècle. ©Tréviers/NAJA
Arts visuels Arts plastiques Publié le 04/06/2018
À Angers, l’animal traverse de nombreuses œuvres des musées de la ville qui ont joint une partie de leurs collections pour l'exposition "La grande parade des animaux". Présentée au musée des Beaux-Arts de la ville, elle offre un panorama artistique de la biodiversité, que les politiques peinent à défendre.

Les collections anciennes et modernes des musées municipaux (galerie David d'Angers, musée Jean Lurçat et de la tapisserie contemporaine, musée-château de Villevêque, musée Pincé et muséum d'histoire naturelle) offrent un bel aperçu de la représentation symbolique, imaginaire, réelle et artistique de quelques spécimen. À leurs côtés, les créations contemporaines présentées sont souvent conçues comme des alertes aux dangers qui menacent notre planète. Anomalies génétiques, effrayantes étrangetés…

Peint, sculpté, naturalisé, dessiné, l ’animal est depuis toujours un sujet de prédilection. Ornemental, pédagogique, scientifique, symbolique, allégorique, il est préservé en passant entre les mains du taxidermiste, disséqué ou chloroformé dans le laboratoire du scientifique, objet de curiosité collecté par l'amateur éclairé. Il devient effrayant quand il contraint le héros valeureux à le combattre, doux quand il se fait compagnon de vie, surnaturel quand il devient chimère, décoratif quand l’artiste s’inspire de ses contours et le magnifie de couleurs flamboyantes.
Cachés au milieu des feuillages et des fleurs des tapisseries, leur silhouette noire se détache de l’ocre des vases grecs. Fabriqués en terre cuite, moulés en plâtre, sculptés en fils de laine, d’acier ou de papier, en plumes, en poils, en verre, les animaux réveillent à la fois notre imaginaire et notre nature la plus profonde.

 

La grande parade des animaux, exposition au musée des Beaux-Arts d'Angers du 18 mai au

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